ABEPY

Réflexion du mois

Chaque mois, l'ABEPY partage une réflexion pour nourrir votre pratique du yoga.

juillet 2026

Le centrage, puis l’endurance

C’est le moment de grandes rencontres sportives annuelles. J’en ai regardées quelques unes  à la télévision. J’ai pu constater l’importance du calme et du centrage des sportifs.

Tous ces athlètes sont coachés, suivis, aidés. Bien entendu, physiquement ils sont tous à des niveaux internationaux dans leur sport. Ils sont nombreux à avoir acquis la maitrise physique que demande leur sport, Et ce qui les distingue, ce qui leur permet d’être en tête, c’est leur « tête ».

Bien entendu un premier tri est fait par la pratique physique, la durée, la qualité des positions, l’endurance. Et déjà, cette endurance, pour qu’elle porte ses fruits, elle doit être accompagnée d’un calme et d’un centrage permanent.

Et je n’oublie pas la volonté. Ce n’est facile pour personne d’avoir la discipline que demande la continuation jour après jour d’un entraînement quel qu’il soit. Et lorsque je dis jour après jour, il ne s’agit pas d’un effort d’un mois, mais d’un effort de plusieurs années. Et j’utilise le mot effort volontairement. Tenir une pratique durant une semaine, oui, c’est facile, Si je vous dis un mois, une attention différente doit être présente et si je vous dis un an, là nous entrons dans quelque chose de sérieux.

En général, nous y allons par pallier, progressivement : nous apprendrons à tenir notre pratique journalière durant une semaine, puis nous passerons à un mois et ainsi de suite.

Je vous souhaite tout le courage nécessaire pour tenir votre pratique,

Huguette Declercq

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Le centrage, puis l’endurance

juin 2026

Prathyara

Le propos du yoga est de nous amener dans l’état de yoga, l’état de non-pensée. Celui-ci ne peut s’atteindre que lorsque le calme est dans le mental, dans la pensée. C’est pourquoi, tout ce qui « occupe » le mental est une perturbation, un « vritti » même si cette pensée est juste et favorable. Le fait de regarder, bien souvent met notre mental en fonctionnement. Je suis assise près de la fenêtre par cette belle journée ensoleillée. Je vois les arbres en fleurs sous le soleil. Le spectacle est beau, reposant. Je ressens ce bien-être. Mais pour cela, même si je n’en ai pas conscience, le mental a fonctionné. En effet, si je suis assise près de cette même fenêtre, un jour gris, maussade, avec un petit crachin qui tombe, je vous assure que je ne ressens pas le même état de bien-être. Donc cet état est passé par les perceptions des sens et des interprétations mentales, même si je n’en ai pas vraiment eu conscience. Pour garder le mental immobile, lorsque je pose mon regard sur l’horizon, quoique l’œil rencontre, ma sensation intérieure ne se modifie pas. C’est pour cette raison, qu’il nous est souvent proposé de garder les yeux fermés.

Ce que je vous dis avec l’œil est tout aussi vrai avec l’oreille. Se mettre en état de Yoga lorsque nous parviennent des paroles ou de la musique revêt la même difficulté que lorsque les yeux sont ouverts.

Ce dont je vous parle ici est prathyara, le retrait des sens.

Rappelez-vous l’histoire de la corde sur le sol que vous voyez de loin. Si vous la prenez pour un serpent la peur est là, alors que ce n’est qu’une corde. Les sentiments, sensations que viennent en nous n’ont bien souvent rien à voir avec une « réalité » objective. Qui en réalité nous bouscule, nous fait quitter cet état de Yoga : nous, nos pensées, nos souvenirs, notre imagination, mais pas la réalité extérieure. C’est pour cela que nous sommes responsables de nos émotions, de nos sensations. Ce ne sont jamais les autres en cause, mais nous, qui interprétons, nous souvenons, comprenons les choses de telle ou telle façon.

                                                                                            Huguette Amrit Declercq

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Prathyara